Le Palais des Rois de Majorque
Par admin | 28 janvier 2012
4 rue des Archers - 66000 PERPIGNAN - Tél : 04 68 34 48 29
Horaires d’ouverture:
Eté : 9h à 18h
Hiver : 9h à 17h - Fermé le 01/01, 05/01, 01/11 et 25/12
Un peu d’histoire.
Le 21 août 1262, Jacques Ier le Conquérant, roi d’Aragon, lègue à Pierre, son fils ainé, l’Aragon, Valence et la Catalogne.Il donne à Jacques II, son cadet, le royaume de Majorque (îles Baléares), les comtés du Roussillon et de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. Les “Usages de Barcelone” sont maintenus dans les deux royaumes.
Un palais royal de la Méditerranée.
Le palais est construit dans le dernier quart du XIIIème s. par le roi Jacques II de Majorque qui s’installe à Perpignan (1276). Entouré de jardins, il s’élève sur une colline au sud de la ville. Après 35 ans de travaux, le chantier s’achève par la consécration des chapelles (1309).
Contesté par les rois d’Aragon qui confisquent momentanément les Baléares, le nouveau royaume connaît des débuts difficiles. Il se développe ensuite rapidement sous les rois Jacques II (1276-1311) et Sanche (1311-1324).
Les villes, notamment Perpignan connaissent un essor remarquable. Les grands chantiers se multiliplient : palais, églises, couvents. Les souverains favorisent l’industrie et le commerce. A Majorque et à Collioure transitent des dizaines de navires qui sillonnent toute la Méditerranée. Le royaume atteint son apogée pendant la régence de Philippe de Majorque (1324-1329) et sous Jacques III (1329-1349).
Le développement de la draperie roussillonnaise symbolise le dynamisme majorquin. Les drapiers prospèrent au XIVème siècle à Prats de Mollo et Perpignan, villes de foire où circulent draps flamands et languedociens, Par leur savoir-faire marchand et technique, pareurs et tisserands catalans s’imposent à Valence, à Majorque, en Sicile.
Le 25 octobre 1349, chassé de son trône par Pierre IV d’Aragon, Jacques III meurt sur le champ de bataille de Lluchmajor. Ses domaines catalans réintégrèrent l’Aragon tandis que la France acquiert Montpellier. Dès lors, l’ancien Palais des Rois de MAjorque héberge les souverains aragonais pendant leurs séjours perpignanais et le pape d’Avigon Benoît XIII y réside en 1408.
Le 9 mai 1462 (Traité de Bayonne), le roi Jean II d’Aragon, confronté à l’hostilité des Catalans, obtient l’appui du roi de France Louis XI à qui il donne en garantie les revenus du Roussillon et de la Cerdagne, aussitôt occupés par les français. Pendant 30 ans, complots et rébellions se succèdent, notamment à Perpignan, assiégée en 1463, 1473 et 1474. Pour avoir les mains libres en Italie, Charles VIII rend les deux comtés en 1493.
Les guerres franco-espagnoles placent le palais au coeur du dispositif défensif de Perpignan, verrou de la frontière. On parle désormais de citadelle. Entre 1538 et 1587, Charles Quint et Philippe II d’Espagne l’entourent de colossales murailles de briques rouges. Après l’annexion française (Traité des Pyrénées - 1659), Vauban renforce le système défensif en ajoutant des ouvrages fortifiés à l’extérieur et à l’intérieur de l’enceinte de Phillippe II. Au terme de cinq siècles d’occupation militaire, le palais s’ouvre aux visiteurs après la deuxième guerre mondiale.
Un peu d’architecture.
Le Palais des Rois de Majorque est un palais-forteresse de style gothique. Son plan s’organise autour de trois cours (environ 60 mètres de côtés). Les premiers maîtres d’oeuvre sont Ramon Pau et surtout Pons Descoyl, très actif à Perpignan et dans les Baléares.
On retrouve ici réunies la “grande salle”, siège du pouvoir politique, la chapelle et la résidence royale. La position surélevée de la chapelle, au coeur des appartements royaux , face à la salle du trône, marque la prépondérance du spirituel sur le temporel. Le plan du palais s’inspire fortement des modèles majorquins, celui de la chapelle se rapproche de la Sainte-CHapelle de Paris, de peu antérieure.
Ses murs, construits en galets et en briques liés au mortier, étaient enduits à la chaux et peints. Portes fenêtres, galeries, escaliers, chaînes d’angle des murs, tours principalmes sont en pierres de taille : pierre ocre de Las Founs, bleue de Baixas, grès, marbre rouge de Villefranche-de-Conflent, blanc et bleu de Céret.
Les chapelles du rez-de-chaussée, fastueuses, indiquent tout le raffinement que ces rois portaient au monachisme franciscain. Elles se superposent pour s’élever en donjon féodal, si caractéristique de ce bâtiment.
L’entrée du palais est protégée par un fossé et une barbacane crénelée. La porte d’origine était percée du côté Sud de la tour de l’Hommage adossée à l’étage à la salle du trône.
Dans l’aile Sud, la Grande Salle, l’aula, de style gothique méridional, accueillait banquets, conseils royaux et parlements. Ses murs peints étaient tendus de tapisseries. Elle conserve sa cheminée près de laquelle un escalier communiquait avec les cuisines au rez-de-chaussée.
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Promenade au bord de l’étang de Canet-St Nazaire
Par admin | 24 juin 2008
A partir de la place de la Méditerranée (4km).
- 1h à pied.
- 10mn en voiture.
L’étang de Canet-St Nazaire est un remarquable représentant du patrimoine écologique du département, recelant nombre de richesses végétales et animales. Son village de pêcheurs, reconstitué selon sa forme traditionnelle abrite une trentaine de pêcheurs en activités. Aménagé entre les baraques de pêcheurs, le sentier de découverte permet à tous les promeneurs de profiter librement d’une balade au bord de l’étang jusqu’à des postes d’observation aménagés.
Si la flore est assez complète et diversifiée, c’est surtout la faune qui a de la valeur dans cet étang. Il existe 246 espèces d’oiseaux différentes, dont 200 oiseaux migrateurs.
De mi-février à mi-aout, pendant la nidification, on trouve des espèces tels que les hérons pourprés, le busard des roseaux, l’échasse blanche. De février à mai et d’aout à octobre, se sont les migrateurs que l’on voit, comme le flamand rose, le crabier chevelu ou le chevalier sylvain. Et toute l’année, les hivernants comme la grande aigrette, l’avicette et le martin-pêcheur font la joie des ornithologues amateurs.
Des visites guidées, individuelles ou en groupes, sont également possibles sur réservation. Chaque année, ce sont aussi près de 500 élèves qui participent à des animations pédagogiques organisées sur le site, notamment dans le cadre de l’opération « Cap Migration ».
La réhabilitation des baraques de pêcheurs offre un surcroît d’attrait à la découverte, d’autant que certaines ont été transformées en poste d’observation avancé. Mais ces jolies constructions en bois servent d’abord aux pêcheurs, qui perpétuent cette activité ancestrale sur l’étang. L’anguille surtout, l’espèce la plus présente, offre une bonne rentabilité économique à cette pêche artisanale sur le site.
L’étang de Canet-St-Nazaire est en fait une lagune, car il communique avec la mer par un chenal (un « grau »). C’est ce qui en fait un milieu contrasté, mélange d’eau douce et d’eau de mer, propice à une grande diversité écologique. Alimentée en eau de pluie par quatre rivières, la lagune de Canet est la plus méridionale du Languedoc Roussillon.
Ce site appartient au conservatoire du Littoral. Son intérêt écologique vis-à-vis de la végétation qu’il abrite mais aussi de l’avifaune qui y niche (notamment de nombreux oiseaux migrateurs) a permis son inscription dans le réseau européen « Natura 2000 ». Ce label s’accompagne de la définition d’un plan de gestion qui fixe les opérations d’entretien et d’aménagement assurant la pérennité du site classé. Parmi celles-ci, la réhabilitation des dunes au niveau du lido, cette bande de sable qui sépare l’étang de la mer. Il s’agit de dérouler 17 kilomètres d’une clôture en bois, au maillage très serré, fixé par de larges piquets profondément enfoncés dans le sable. Ces « ganivelles » permettent de piéger le sable porté par le vent ou déposé par la mer lors des tempêtes et de reconstituer ainsi naturellement les dunes, un milieu naturel doté d’un triple avantage : retarder l’érosion de la plage, protéger des inondations et abriter une riche flore.
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Promenade à Collioure
Par admin | 23 juin 2008
Au sud du département, le petit port catalan de COLLIOURE bénéficie d’un cadre authentique et d’un environnement protégé. Niché à l’abri d’une crique où viennent se mélanger les eaux de la Méditerranée et l’extrémité orientale de la chaîne des Pyrénées, c’est un site unique mélant le bien-être et l’art de vivre catalan.
Un peu d’histoire.
Son ouverture sur la Mer Méditerranée et ses deux grèves facilitant sa défense ont toujours fait de COLLIOURE un site très convoité. Il fût la destination de nombreux navigateurs phocéens, romains et grecs qui en firent un site archéologique très riche.
En 673, Wamba Roi des Wisigoths occupa COLLIOURE et lui donna le nom de “CAUCOLIBERIS” (Port d’Elne) confirmant ainsi son rôle de port de commerce.
Dès 981, les Comtes du Roussillon et les Rois de Majorque commencèrent à aménager et à fortifier COLLIOURE qui devint entre 1276 et 1344 la Résidence d’été des Rois de Majorque.
Tout au long du XIII éme, de nombreuses croisades religieuses traversèrent COLLIOURE telles que les Templiers en 1207 (d’où la fameuse légende du trésor des chevaliers des Templiers), les Cisterciens en 1242 et les Dominicains en 1280.
Par la suite, la découverte de l’Amérique au XVéme siècle fût à l’origine du déclin progressif de l’activité du port de COLLIOURE .
De 1462 à 1493, COLLIOURE subit l’occupation française.
Sous le règne de Louis XI. En 1642, après s’être défaits de l’emprise espagnole, les Catalans tombèrent sous l’occupation des troupes françaises. C’est à cette période que Vauban, modifiant les fortifications, donna à COLLIOURE sa physionomie actuelle. En 1659, le traité des Pyrénées rattachera définitivement le Roussillon à la couronne française.
-Le Patrimoine.

Le patrimoine de COLLIOURE est le résultat de tout ce qu’un passé chargé d’histoire a lentement accumulé, transformé, détruit et reconstruit.
Autrefois point stratégique de la côte catalane, COLLIOURE possède un réseau important de fortifications.
Le Château Royal.
Horaires des visites:
du 1er Juin au 30 Septembre: 10:00 à 17:15
du 1er Octobre au 31 Mai: 9:00 à 16:15
Pièce maîtresse du dispositif défensif, il fut élevé sur un site de construction romaine. Essentiellement aménagé par les Comtes du Roussillon et les Rois d’Aragon entre 1276 et 1344, il accueillera la cour des Rois de Majorque. La forteresse sera ensuite occupée par les Espagnols jusqu’en 1642, date où elle retombera aux mains des français. Vauban fera alors élever l’enceinte extérieure et raser le glacis ( actuel parking ). En 1922, le château classé monument historique sera totalement rénové et restera occupé par l’armée française jusqu’en 1945. En 1951, il sera vendu au Conseil Général des Pyrénées Orientales.
Le Fort Saint Elme.
Situé sur une colline dominant COLLIOURE et PORT-VENDRES, le Fort fut construit en 1552 par Charles Quint ( Empereur espagnol ). Il fut pendant longtemps la place forte du système défensif de la Côte. Le 21 août 1913, le fort fût vendu aux enchères à des particuliers et devient une propriété privée .
La Tour de Madeloc.
S’élevant à 652 mètres d’altitude, elle bénéficie d’un panorama exceptionnel dominant la plaine et la côte du Roussillon. Ancienne tour à signaux (comme la tour de la Massane qui se dresse à 812 mètres d’altitude), elle servait autrefois à surveiller la Mer et l’Espagne afin de parer aux moindres attaques. Elle sert actuellement de relais de télévision.
L’Eglise Notre Dame des Anges.
Horaires des visites:
9:00 à 12:00 et 14:00 à 18:00
Construction exceptionnelle pourvue de fondations baignant dans la Mer Méditerranée, l’église Notre Dame des Anges est un véritable puzzle historique. Le clocher, construit tout au long du moyen-âge, servait de fanal pour le port de COLLIOURE. Ce n’est qu’en 1684, que l’église fut batie et rattachée au clocher après que Vauban eut ordonné en 1672 la destruction de l’ancienne église Sainte Marie située dans l’ancienne cité. Construite dans un style gothique méridional, malgré son aspect extérieur austère, l’église bénéficie d’une richesse et d’une architecture intérieure exceptionnelle. Le retable du maître autel, fut sculpté sur bois puis recouvert d’une feuille d’or par le catalan Joseph Sunyer. Ce n’est qu’en 1810, que le dôme sera ajouté au sommet du clocher pour lui donner sa physionomie définitive.
Le Cloître du Couvent des Dominicains.
Construit au XIVéme, adossé à l’église des Dominicains (actuelle cave coopérative), il fut victime du trafic d’oeuvres d’art. Après avoir été retrouvé à Anglet, il sera racheté par la commune de COLLIOURE en 1992 et onze de ses arcades réinstallées dansle jardin du Parc Pams le 19 décembre 1997. ( Le Cloître ne se visite pas )
-La Cité des Artistes.
COLLIOURE a toujours été source d’inspiration pour les artistes. Ecrivains, poètes, chanteurs, peintres, tous ont été séduits par la magie de COLLIOURE. Ainsi, Picasso, Matisse, Derain, Dufy, Chagall, Marquet et tant d’autres sont venus poser leurs chevalets et immortaliser le petit port catalan.
Une trentaine de galeries et des artistes d’horizons divers continuent à faire de COLLIOURE la cité des artistes.
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Par admin | 18 juin 2008
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